Qui suis-je

Enfant mes pas ont foulés les chemins de pierres des Cévennes, les drailles, fait  de schistes et de granit, les calcaires acérés des garrigues aux odeurs méditerranéennes d’ yeueses et de cades. J’ai suivi des parcours qui m’ont emmenés devant les églises romanes de ces montagnes.

 

Leur beauté, mon ignorance naïve, ont inscrit un dialogue qui s’affine et se conscientise maintenant.

 

J’ai reçu l’enseignement de l’école Montessori, personnalisé par ma mère, ponctué de l’enseignement laïque local.

 

Très rapidement je me suis ennuyé à l’école. L’école des Beaux Arts de ma région m’éveillera, avec un enseignant, Prix de Rome en dessin, et quelques professeurs détonants. Je présenterai le concours des Arts Décoratifs, à Paris, et celui de l’Union Centrale des Arts Décoratifs de l’Ecole Nissim de Camondo, à Paris. Je reçois cet enseignement pendant 2 ans.

 

J’applique certaines de mes connaissances en étant dessinatrice textile à Lyon, capitale du dessin de mode, dérivant ensuite vers le dessin d’ameublement, qui m’ouvre à d’autres connaissances. L’emploi du té et du crayon sont présents dans mes dessins, la construction, la trame, est importante, pour moi. La couleur intensifie ensuite, l’intention.

 

Parallèlement, des interrogations sur le pourquoi de ma vie ici, sur le bien être apporté par certains lieux et personnes, me donnent ce que veut mon âme.

 

Survolant ces « dessins », pénétrant ensuite dans leur lecture, vous entendrez des résonances à différents niveaux de vous-même. La géométrie est sous-jacente à beaucoup de mes dessins. La géométrie est un des symboles les plus puissants parmi tous les langages écrits, utilisés sur la planète. Les formes de la géométrie sacrée se retrouvent constamment dans la nature, voir l’organisation des minéraux, des végétaux, des cellules. Ces signes me révèlent le principe d’unité, à travers la géométrie.

 

« L’œuvre artistique ou artisanale comporte deux perfections, celle de surface et celle de profondeur : à la surface, l’œuvre doit être bien faite, conformément aux lois de l’art et aux exigences du style. En profondeur, elle doit pouvoir communiquer la réalité qu’elle exprime. Ceci explique pourquoi l’art traditionnel se réfère à ce qui est invisible, quant à la forme, et à la réalisation spirituelle. Quant à la pratique, la forme exprime l’essence, et la compréhension de la forme évoque et exige le dépassement de celle-ci en vue de l’essence ou de l’archétype. »

 

Actuellement je vis dans le sud Ardèche, où le territoire très est riche d’un patrimoine couvrant des périodes montrant que la vie humaine est présente depuis longtemps, très longtemps.

 

Chaque jour m’amène à découvrir, à savourer, à m’émerveiller des richesses de cette terre, où la nature y est rude et surprenante.

 

La luminosité est présente, une luminosité indéfinissable, qui reste en souvenir, belle, forte. Je voudrai la faire partager.